Réalisé par Trackandmemes, le 20 mars 2026
Actuellement, en Belgique, Jada-Nora Stassart est la nouvelle star montante sur 200 mètres, avec un record national réalisé en 24 secondes et 65 centièmes. Jusqu’à ce jour, l’ancienne référence en 24’’ 82 n’avait pas été égalée depuis 2010 !

Affiliée à un club de Seraing, notre cadette âgée de seulement 14 ans n’a pas attendu les beaux jours pour briller sur la piste. En effet, le 14 mars 2026, sur la piste indoor de Louvain-la-Neuve, Jada-Nora a gagné sa série sans forcer, et s’est emparée du record de Belgique en catégorie cadette, sur la discipline du 200 mètres.
Chez les femmes qui font du sprint, briser la barrière des 8’’ 00 sur 60 mètres est une première étape, que Jada-Nora a brièvement réussi à franchir durant la saison 2023-2024. Elle a ensuite fait preuve d’une excellente régularité en franchissant plusieurs paliers ; 7’’ 90 sur 60 mètres, suivi de quelques courses en 7’’ 80, pour finalement courir en 7’’ 70.
Autant dire que le prochain palier (7’’ 60) est très proche !
L’été 2025, elle s’aligne sur 100 mètres et franchit la ligne d’arrivée en 12’’ 09 !
Nous le savons, en athlétisme, détenir un bon niveau se fait step by step, un accomplissement que notre cadette parvient à atteindre sur chacune de ses disciplines du sprint ; du 60 m au 100 m, pour finir en beauté sur le 200 m.

Mais qui est-elle vraiment ?
J’ai commencé par faire du multisport pendant huit ans. Ensuite, on m’a réorientée vers l’athlétisme car je demandais souvent à courir pendant mes séances d’entraînement. Apparemment, je montrais déjà que j’étais capable de courir à une bonne vitesse…
Qui est ton entraîneur, et quelle est ta relation avec lui/elle ?
Je m’entraîne avec François Gourmet. Nous avons une très bonne relation. J’ai aussi un deuxième coach, David Pavone, avec qui j’ai également une belle complicité.
François entraîne des athlètes déjà expérimentés, avec des entraînements plus spécialisés. Quant à David, il propose une approche plus adaptée à nous, les jeunes.
Comment gères-tu tes compétitions ?
En général, je ne stresse pas en compétition. Le stress arrive uniquement lorsque je suis derrière mes starting-blocks. Parce que j’ai peur de ne pas pouvoir sortir correctement des blocs.
À plusieurs reprises, je me suis dit que je ne réussirais pas à faire certains chronos. Je pense que cela est dû au fait que parfois, je stagne pendant un moment autour des mêmes performances.

Mais ce qui m’aide beaucoup, avant ma course, c’est de m’imaginer en train d’effectuer mon départ. Une autre chose qui me fait du bien en compétition, ce n’est pas la musique comme pour beaucoup d’athlètes, mais la présence de mes amies. Elles me donnent confiance en moi pendant mes courses.
Parmi elles, il y a Giulia Plescia, Julie Cuppens et Kimya Kitoko.



Qui est ton idole dans le milieu de l’athlétisme ?
J’aime beaucoup Nafissatou Thiam. J’ai commencé l’athlétisme grâce à elle. Quand j’étais petite et que je me suis inscrite dans mon premier club, c’était elle la tête d’affiche.
Je trouvais que c’était une belle personne.
Elle dégageait une bonne impression au premier regard. En me renseignant sur elle, j’ai appris qu’elle avait toujours gardé la tête haute malgré les difficultés. J’ai admiré cela. Et même en l’ayant rencontrée en personne, j’ai trouvé qu’elle était adorable.
Tes aspirations futures ?
J’ai commencé l’athlétisme il y a bientôt huit ans. Ma gestion au niveau du sport et des études est bien équilibrée, avec seulement trois entraînements par semaine.
Mon plus grand désir serait de participer à de grands championnats internationaux.Mais si on se concentre sur mon programme actuel, je prévois de partir en stage sportif à Metz (France) pendant les vacances de Pâques, ainsi qu’à Arlon (Belgique) cet été pour le stage LBFA qui aura lieu du 26 au 31 juillet 2026.