Réalisé par Trackandmemes, le 02 juillet 2026
Au fur et à mesure des années, le club d’athlétisme de la Louvière, l’ACLO, a vu passer quelques pépites. Parmi elles, on peut compter le cadet Maïko Limelette. Classé dans la catégorie du demi-fond, notre jeune athlète âgé de seulement 14 ans a réussi à se hisser dans le top 10 belge de sa catégorie sur le 1000 mètres en salle, avec une performance en 2’ 55’’ 08, le plaçant directement en 8e position.
Déjà champion du Hainaut en cross-country, Maïko s’investit pleinement dans son sport qui le passionne. Il aime se dépasser, progresser à chaque entraînement et donner le meilleur de lui-même en compétition. L’athlétisme lui appris la discipline, la persévérance et le goût à l’effort.

Comment as-tu commencé l’athlétisme ?
J’ai commencé l’athlétisme à l’âge de 8 ans, car je voulais essayer quelque chose de nouveau, et je ne regrette absolument pas ce choix ! J’ai très vite pris goût aux entraînements, même les plus intenses. À l’âge de 10 ans, j’ai participé à ma première compétition, un 1000 mètres. Je n’oublierai jamais cette course, car j’y ai décroché mon tout premier podium. C’est à ce moment-là que j’ai compris que je voulais aller le plus loin possible dans ce sport.
Quels sont tes objectifs ?
À court terme, j’aimerais continuer à progresser. J’ai une compétition le 4 juillet, où j’espère battre mon record de 17 secondes.
À long terme, je n’espère pas aller aux Jeux olympiques, j’en suis convaincu. Je compte y participer un jour, continuer à m’améliorer chaque jour et surtout représenter la Belgique lors des compétitions internationales.
Comment se passe ta saison ?
Actuellement, ma saison se passe très bien. En octobre, j’ai rejoint mon nouveau groupe d’entraînement, ce qui m’a permis d’énormément progresser en très peu de temps.
Pour commencer, lors de la saison de cross, j’ai remporté les Championnats du Hainaut. En salle (indoor), j’ai couru mon premier 1000 mètres de la saison et j’ai battu mon record personnel de 10 secondes, ce qui m’a permis de devenir le 7ᵉ meilleur coureur belge de ma catégorie en 2026.

La saison sur piste a commencé il y a peu. J’ai d’abord couru mon premier 800 mètres en 2 minutes et 12 secondes, puis mon premier 1500 mètres lors des Interclubs. La course était très lente et tactique, ce qui ne m’a pas permis de réaliser le chrono que j’espérais. Ensuite, j’ai participé à une compétition internationale où j’ai amélioré mon record sur 800 mètres en 2 minutes et 9 secondes. Enfin, j’ai remporté le cross de 3 km du Mont-Blanc.
La saison est encore loin d’être terminée et je me prépare pour de nombreuses autres compétitions avec l’objectif de continuer à progresser et à battre mes records.
Quelle est ta relation avec tes entraîneurs ?
J’ai une très belle relation avec mon coach, Raymond Castiaux, que j’ai rejoint en octobre. Depuis que je m’entraîne avec lui, j’ai énormément progressé en très peu de temps. C’est un entraîneur très expérimenté, notamment connu pour avoir entraîné Élise Vanderelst.
J’ai également un deuxième coach, Jean-Luc De Sutter, avec qui j’ai une très belle complicité. Nous nous entendons très bien et je peux toujours compter sur lui. Mes deux entraîneurs se complètent parfaitement et je leur en suis très reconnaissant pour tout ce qu’ils m’apportent. Grâce à eux, je prends énormément de plaisir à m’entraîner et je suis motivé à aller le plus loin possible dans ma carrière sportive.

Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis d’atteindre ce niveau ?
Je pense avoir atteint ce niveau grâce à ma régularité, à mon alimentation, à ma détermination et au travail que je fournis chaque jour. Mais je le dois aussi énormément à mes coachs et à mes amis. Ils m’ont toujours soutenu et donné de précieux conseils qui m’ont permis de progresser. Sans eux, je ne serais certainement pas arrivé là où j’en suis aujourd’hui.
Est-ce toi qui as choisi le demi-fond ou est-ce le demi-fond qui t’a choisi ?
Je dirais que c’est le demi-fond qui m’a choisi. J’ai commencé l’athlétisme très jeune et, au début, je n’avais pas vraiment de discipline spécifique. J’ai aussi suivi les pas de ma sœur, qui s’était elle aussi lancée dans cette aventure.
Ma grande sœur, Maëna, a 17 ans. Elle fait également partie des meilleures athlètes du pays dans sa catégorie, avec un solide chrono de 2 minutes et 23 secondes sur 800 mètres. Ma petite sœur, Léona, a 11 ans et possède elle aussi un très bon niveau. Nous sommes toujours présents pour nous encourager lors des compétitions de chacun. C’est une vraie force de pouvoir partager cette passion en famille.
Petit à petit, je me suis rendu compte que le demi-fond était la discipline qui me correspondait le mieux. Aujourd’hui, c’est devenu une véritable passion. Je remercie infiniment Maëna, car sans elle, je n’aurais peut-être jamais découvert ce sport.
Comment gères-tu la pression des courses ?
Les courses de demi-fond sont très difficiles mentalement. Le plus dur, c’est avant le départ, pendant l’échauffement, car on repense à tout le travail effectué à l’entraînement et on se demande si les jambes seront au rendez-vous. Pendant la course, c’est aussi un vrai défi, car on ne sait jamais comment on va réagir ni comment vont courir nos adversaires. En demi-fond, le niveau est très relevé et les concurrents sont vraiment coriaces. C’est justement ce qui rend chaque course passionnante et me pousse à toujours donner le meilleur de moi-même.
Si tes prédispositions le permettaient, choisirais-tu d’être un coureur de 400/800 ou 800/1500 ?
Le 400 mètres et le 800 mètres sont deux disciplines très complémentaires. Faire un 400 mètres une semaine avant un 800 mètres est une excellente préparation, car cela permet de travailler la vitesse. Malgré cela, je choisirais sans hésiter le 800 mètres et le 1500 mètres. Ce sont les deux épreuves dans lesquelles je me sens le plus à l’aise et où je prends le plus de plaisir. J’ai envie de continuer à progresser sur ces distances et de travailler chaque jour pour atteindre le meilleur niveau possible.
Comment gères-tu l’école avec le sport ?
Cette année, je vais passer en 3ᵉ secondaire. Ce n’est pas toujours facile de concilier l’école et l’athlétisme, mais je fais de mon mieux. Les entraînements ont lieu juste après les cours, donc je profite de mon temps libre pour faire mes devoirs avant de partir. Cela me permet d’avoir l’esprit libre, d’être concentré et serein pendant les séances. Je tiens également à remercier ma famille et mes amis pour leur immense soutien. Sans eux, il serait beaucoup plus difficile de concilier l’école et le sport de haut niveau.
Qui est ton athlète favori ?
Mon athlète préféré à l’international est Mo Farah. J’ai regardé la série qui lui est consacrée sur Netflix et, depuis, il m’inspire énormément. Que ce soit par sa manière de s’entraîner, son mental ou même ses chaussures, j’essaie de m’inspirer de son parcours pour progresser.

En Belgique, mon athlète préféré est Pieter Sisk. C’est un véritable repère pour moi. Mon objectif est de battre un jour tous ses records dans ma catégorie et de suivre son parcours. Je tiens aussi à le remercier, car il est une grande source de motivation et d’inspiration pour moi.
